Portfolio de Julien Monceaux

MAMMIFERES

La photographie animalière est une activité qui impose le respect du monde et de la nature qui nous entoure. Ce n'est pas l'animal qui est chez nous, mais nous qui sommes chez lui. Le photographe se doit d'être invisible, et provoquer le moins de dérangement possible. certain mammifères ont une vue très développée, comme le chat sauvage ou le renard roux, d'autres ont une ouïe et un odorat nettement supérieur aux nôtres, tels les cervidés (cerfs/chevreuil). L'approche de la technique photographique doit tenir compte de tous ces éléments pour réussir de belles images. La connaissance du sujet photographié est indispensable. Lorsque que tous éléments sont respectés, les moments vécus à travers l'objectif sont souvent magiques...

ISLANDE 2014

L'Islande: le feu, la glace, l'eau, des couleurs incroyables, et toute la puissance de notre planète Terre juste là, sous vos pieds. Chaque paysage est différent, des icebergs qui s'entrechoquent aux coulées de lave à perte de vue, des cris de sternes arctiques assourdissants aux odeurs de souffre qui vous montent à la tête, l'Islande rend humble, et nous ramène à l'essentiel. Un retour aux sources, aux contact des éléments qui ont fait de notre terre ce qu'elle est aujourd'hui.

ECOSSE 2015

L'Ecosse est le pays rêvé pour l'observation et la photographie des oiseaux marins. Les immenses colonies qui peuplent les falaises ou les îles du nord du Royaume Uni offrent une proximité incroyable qui permet de s'immerger totalement aux milieu des oiseaux. De plus, lors de ce voyage en mai 2015, la meteo clémente nous a permise, accompagné de guides membres du "scottish seabird center" un accès privilégié sur l'île de May, et plus encore sur l'île de Bass rock, au sein de la plus grosse colonie mondiale de fou de bassan (Morus bassanus).

LES COULISSE DE L'ANIMALIER

La photographie animalière est pour moi une véritable bouffée d'oxygène. Un retour aux sources, aux vrais valeurs de la vie et des sens. Sentir l'odeur de la rosée matinale, voir les premier rayons du soleil arrosé la lisière des forêts, entendre les premieres notes mélodiques de la grive musicienne qui viennent envoûter les lieux, autant de petits details permettant une totale déconnection du monde urbain qui nous entoure. C'est aussi le moyen d'accéder à un monde auquel le grand public n'a plus accès, la pression de la chasse et les activités humaines ayant forcé le monde animalier à vivre caché, à l'abri du regard de tous. Il faut donc être discret, presque invisible, et observer, écouter et découvrir ce monde qui nous entoure et qu'on ne voit pas. Les belles photos sont rares, mais les nombreuses heures d'affût sont souvent récompensées par des scènes de vie qui, même si elle ne finissent pas sur une carte mémoire, restent gravées dans mon esprit. La belle photo étant souvent la cerise sur le gâteau, le résultat d'une bonne connaissance du terrain acquise au fil des sorties, avec toujours d'une bonne dose de chance! Il faut savoir que derrière chaque belle image se cache une histoire, dont seul le photographe présent dernière l'objectif connaît. Vient alors le grand moment, celui que l'on attend depuis plusieurs heures. Là, à travers l'objectif, un renard, un chat sauvage, ou peut être un chevreuil qui s'approche. Droit dans ma direction, il ne m'a pas remarqué. La douce lumière du matin caresse son pelage, juste sa tête dépasse des grandes herbes qui inondent là prairie. Tout est beau, tout est parfait. Je cadre correctement, et déclenche, une fois, pour voir si le bruit de l'appareil ne l'effrai pas. Je retiens mon souffle, mon coeur bat un peu plus vite que d'habitude. Il redresse la tête, regarde dans ma direction quelque secondes, nos regards se croisent dans un moment aussi furtif que magique, puis reprend sa maraude comme si de rien n'était... Voilà, c'est réussi. La photo sera belle, le souvenir magnifique, et aucune perturbation du monde sauvage n'aura été engendré. Voilà, c'est pour ces moments là que lors d'une prochaine mâtiné, je serai de nouveau présent, avec mon appareil et mes jumelles, lorsque les premiers rayons du soleil viendront caressé la lisière de la forêt.